30 ans d'unité allemande 🇩🇪

  
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Notre premier podcast “À deux voix” 🎧 de la semaine est consacré au 30ème anniversaire de la réunification allemande, célébré le 3 octobre dernier (jour où ce podcast a été enregistré).

Nicolas et moi partageons nos regards et histoires personnels à propos d’un tournant dont nous gardons des souvenirs impérissables : lui, du fait d’un oncle allemand communiste en Bavière ; et moi, de mon histoire familiale.

La RDA a vécu 40 ans mais cela fait déjà 30 ans qu’elle n’est plus. Ce qui est fascinant avec ce 30ème anniversaire, c’est à quel point on pose aujourd’hui, à l’ouest comme à l’est, un regard plus nuancé sur le processus de la réunification. Il n’est plus tabou de parler de culture et d’identité de RDA de manière plus positive, ni de critiquer la manière dont l’absorption des Länder de l’Est s’est faite par la RFA.

Lors des premières années de célébration, les souvenirs de la répression, de la censure, de la surveillance de la Stasi et de la grisaille générale étaient encore trop forts. Mais à partir du début des années 2000, on a vu apparaître des expressions “acceptables” de Ostalgie (la nostalgie de l’Est). Dans cette veine, le film Good Bye, Lenin !, réalisé par Wolfgang Becker (2003), a rencontré un succès considérable (y compris en France).

30 ans après, la morosité économique et le chômage à l’Est nourrissent encore le ressentiment et la montée du populisme. Ils expliquent le grand succès de l’AFD (Alternative für Deutschland) dans les Länder de l’Est. Pourtant, on peut aussi juger le processus d’unification étonnamment réussi. Ce sont 72% des Allemands qui considèrent favorablement la réunification aujourd’hui.

Nicolas et moi revenons sur le processus qui a mené à la réunification et la manière dont elle s’est faite. Les choix politiques et symboliques qui ont alors été faits, comme la parité du Mark est-allemand, ont eu des effets délétères sur le tissu industriel. Confrontées à la concurrence mondiale (et surtout ouest-allemande), les entreprises d’État de l’ex-RDA n’ont pas réussi à survivre plus de quelques mois.

En 1990, le PIB par tête était moitié moins élevé à l’Est qu’à l’Ouest. Or le renchérissement des salaires est-allemands dus à la réforme monétaire rendait la vie plus difficile aux travailleurs est-allemands qu’aux travailleurs tchèques ou polonais. La Treuhand, l’organisme en charge du volet économique de la réunification, privatisait des pans entiers de l’économie est-allemande, l’entraînant dans une crise d’adaptation insurmontable. Le chômage de masse a alors fait son apparition.

Où en sommes-nous aujourd’hui ? Écoutez notre conversation pour le découvrir ! Écoutez aussi ce premier podcast '“À deux voix” 🎧 que nous consacrions à l’Allemagne en juillet 👉 Les forces et faiblesses de l'Allemagne 🇩🇪


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(Générique : Franz Liszt, Mephisto-Valse, S.514—extrait du disque Miroirs de Jonas Vitaud, NoMadMusic.)