Nov 3, 2020 ‱ 53M

đŸ€”Â Immobilier : faut-il louer ou acheter ?

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Le média de la crise et de la transition
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Notre premier podcast “À deux voix” 🎧 de la semaine est consacrĂ© au marchĂ© immobilier, et aux arbitrages auxquels les mĂ©nages sont confrontĂ©s en particulier sur le marchĂ© du logement.

La pandĂ©mie a des consĂ©quences multiples sur l’immobilier, et notamment le marchĂ© du logement. Avec la gĂ©nĂ©ralisation du tĂ©lĂ©travail pour plus d’un tiers des actifs (la proportion est variable selon les pays), les logements chers et exigus au centre des grandes villes deviennent moins attractifs, tandis que les logements plus spacieux Ă  la pĂ©riphĂ©rie des villes attirent toutes les convoitises. Certaines petites villes deviennent des villes “Zoom” : elles ont gagnĂ© de nombreux habitants depuis plusieurs mois. Davantage de foyers recherchent un bureau dans leur logement, qui (re)devient pleinement un espace productif.

De plus, la faiblesse (ou absence) du tourisme dans les grandes villes comme Paris, New York ou Londres a poussĂ© de nombreux propriĂ©taires qui avaient mis un logement en location sur Airbnb Ă  louer ces logements sur le marchĂ© locatif traditionnel. L’offre de logements sur le marchĂ© locatif a donc fortement augmentĂ© dans certaines villes. Au mĂȘme moment, les choses changent aussi du cĂŽtĂ© de la demande. Avec la crise, certains acquĂ©reurs repoussent l’achat qu’ils avaient prĂ©vu de faire. D’autres doivent mĂȘme y renoncer. Beaucoup prĂ©fĂšrent la souplesse de la location dans un contexte d’incertitude.

Du point de vue macro-Ă©conomique, le ratio “propriĂ©taires occupant leur logement” / locataires est intĂ©ressant car il n’est pas sans consĂ©quences sur la mobilitĂ© de la population et la fluiditĂ© du marchĂ© de l’emploi. LĂ  oĂč il y a beaucoup de propriĂ©taires (en Roumanie, par exemple, ce ratio est de 95%), il peut y avoir des frictions qui empĂȘchent les travailleurs de bouger rapidement d’un emploi Ă  l’autre. Aux États-Unis, oĂč ce ratio est de 65%, la mobilitĂ© gĂ©ographique n’a jamais Ă©tĂ© aussi basse depuis qu’on la mesure. Les pays les plus riches et les plus dĂ©veloppĂ©s ont tendance Ă  avoir davantage de locataires que de propriĂ©taires occupant leur logement (en Suisse, par exemple, la plupart des gens sont locataires du logement qu’ils occupent).

Nous avons tous entendu depuis toujours qu’il valait mieux acheter son logement plutĂŽt que le louer Ă  un autre. La dĂ©pense d’un loyer serait un “gaspillage” que l’on ferait mieux d’investir en devenant propriĂ©taire du logement qu’on occupe. Mais est-ce forcĂ©ment vrai ? Pas vraiment
 En fait, les professionnels de la finance signalent au contraire que le logement qu’on occupe ne reprĂ©sente pas toujours un bon investissement, tant s’en faut.

Comment ces arbitrages vont-ils Ă©voluer dans la transition en cours ? Nicolas et moi discutons de tout cela en dĂ©tails dans cet Ă©pisode “À deux voix”. Nous Ă©voquons Ă©galement la crise, la gestion financiĂšre d’un foyer, les transformations culturelles et leur impact sur les arbitrages en matiĂšre de logement, ainsi que le nudge (ce qui nous pousse Ă  adopter un certain comportement plutĂŽt qu’un autre).


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(GĂ©nĂ©rique : Franz Liszt, Mephisto-Valse, S.514—extrait du disque Miroirs de Jonas Vitaud, NoMadMusic.)