Nov 12, 2020 • 49M

🎥 007 : crise du cinéma et changement de société

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Le média de la crise et de la transition
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Notre second podcast “À deux voix” 🎧 de la semaine est consacré à quelques réflexions sur l’industrie cinématographique dans un monde en transition. Pour ces réflexions, Nicolas et moi sommes partis de l’actualité de la saga 007…

L’actualité de la saga 007 est riche ces temps-ci ! Sean Connery, le premier James Bond au cinéma vient de mourir. En parallèle, le célèbre identifiant « 007 » sera transmis par Bond à Nomi, une agente incarnée par Lashana Lynch, comédienne britannique de 32 ans qui va endosser le rôle titre de la saga. Quant au dernier opus, Mourir peut attendre, avec Daniel Craig, il n’en finit pas d’attendre de sortir (le film aurait dû sortir en avril 2020). Qu’est-ce que tout cela nous dit de la transition dans le monde du cinéma ? Beaucoup de choses.

L’annonce que le nouveau 007 serait une 007 noire pourrait passer pour une anecdote sans importance dans un monde ravagé par la pandémie où les élections américaines ont dominé l’actualité. Pourtant cette annonce est une révolution dans le monde de l’entertainment. En effet, l’année de l’assassinat de George Floyd, des mouvements Black Lives Matter et de la « Shecession » est aussi l’année d’une crise existentielle du cinéma.

La sortie sans cesse repoussée du dernier Bond, au budget de 250 millions de dollars, symbolise la crise du cinéma. C’est tout le modèle traditionnel du cinéma, déjà mis à mal par Netflix et des nouveaux usages, qui est menacé par la pandémie. Aux États-Unis, les salles de cinéma ferment et la transition s’accélère.

En plus d’être menacé par la crise sanitaire, le cinéma traditionnel traverse aussi une crise culturelle profonde. Accusé de sexisme (après tout, #metoo a commencé avec le cinéma) et de racisme, le cinéma semble ringardisé par le monde des séries où les histoires et les personnages sont plus diversifiés qu’au cinéma et où davantage de productions passent le « test de Bechdel ».

Le test de Bechdel vise à mettre en évidence la sur-représentation des protagonistes masculins (ou la sous-représentation de personnages féminins) dans une œuvre de fiction. Il repose sur trois critères :

  • Il doit y avoir au moins deux femmes nommées (nom/prénom) dans l’œuvre ;

  • qui parlent ensemble ;

  • et qui parlent de quelque chose qui est sans rapport avec un homme.

Si l’œuvre vérifie ces trois critères, le test est dit réussi.

Bonne écoute ! Partagez et réagissez 🤗


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(Générique : Franz Liszt, Mephisto-Valse, S.514—extrait du disque Miroirs de Jonas Vitaud, NoMadMusic.)